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Date de création : 29.11.2013
Dernière mise à jour : 30.11.2013
11 articles


Kool G Rap & DJ Polo - Live and Let Die

Publié le 30/11/2013 à 00:22 par jojo-musik Tags : vie chez background histoire you art

 

(USA, 1992)

1 Intro
2 On the Run
3 Live and Let Die
4 Crime Pays
Home Sweet Home
6 Train Robbery
7 # 1 with a Bullet" (feat. Big Daddy Kane)
8 Operation CB
9 Straight Jacket
10 Ill Street Blues
11 Go For Your Guns
12 Letters
13 Nuff Said
14 Edge of Sanity
15 Fuck U Man
16 Still Wanted Dead or Alive
17 Two to the Head (feat Scarface, Bushwik Bill & Ice Cube)

 

Tellement bon cet opus, un magnifique 3e volet à la trilogie de DJ Polo & Kool G Rap.

Les prods sonnent old school vibe New Yorkaise, c'est maitisé de bout en bout.

L'opus s'ouve sur un putain de story telling On The Run. G Rap est coursier pour la mafia et transportedes millions, il résiste jusqu'au jour où il craque et s'enfuit avec la thune. Qui ne le ferait pas? Malheureusement il sera poursuivit par le parrain et ses hommes, qu'il allongera à grands coups de beretta et de lyrics assassins et immersifs. I'm on a motherfuckin run...

 

 

Live and let die est un titre où G Rap nous parle de la rue, de la vie criminelle et de ses risques (c'est le theme global de l'opus). Crimes Pays reste dans cette thématique avec un morceau plus court, G Rap à un flow et un delivery très entrainant, riche en images qui s'inscrustent dans nos cerveaux en passant par nos oreilles.

Home sweet Home dégomme tout autant que les titres précédents, sur le même thème sans être redondant.

Train Robbery où l'histoire d'un casse, un story telling épatant, police, fric, fuite.Un trio captivant avec un narrateur comme G.

N1 with a bullet en duo avec Big Daddy Kane permet au 2 mc's d'accélerer leurs flow sur une prod un peu speed; un égotrip savoureux. Vient ensuite le sexe et l"humour sur l'hilarant story telling Operation CB: un des meilleurs titres de G Rap, redoutablement bien écrit et férocement drôle.

Straigh Jacket où G chez le psychatre parlant de ses hallucinations et autres dérives: assasinats et meurtres gratuits. Il ne va pas bien, c'est sûr! Voices in my head now telling me to kill you...


Ill street blues ce classic! Paye tes multi syllabiques et ton delivery de ouf! 

Go for your guns toujours la police, la street, le crime, ça tire de partout sur un titre bien produit comme tout l'album, dans une lignée de beats épurée et typiquement NY de l'époque, y a de ça déjà 21 ans! Pas croyable; ça se bonifie comme du bon vin.

Letters défonce, un exercise de style bien fait sur un beat entrainant, limite dansant.

Le court Nuff Said est un égotrip sympathique, avant de faire face au revanchard Edge of Sanity et son beat sombre, story telling style, prison et revanche pour un G Rap trahi.

Fuck U Man n'est rien d'autre que la suite de Talk Like Sex de l'album de 1990; on auraiit alors deviné le thème: sexe, egotrip et autres joyeusetés interdites aux mineures. Moins eficaces que Talk Like Sex quand même.

Still wanted dead or alive est le titre que j'apprécie le moins; sans être mauvais il n'apporte rien de spécial à l'opus, bien chargé en égotrop gangsta et street tales.

On cloture l'album avec 2 balles dans la tête, où G accompagné de Ice Cube, Scarface & Bushwick Bill tire chaque leur tour un couplet bien dévastateur.

 Une pièce maitresse du gangsta rap, sublimé par les prods au parfum old school et le talent d'un rappeur légendaire alors au sommet de son art.

Kool G Rap & DJ Polo - Wanted Dead Or Alive

Publié le 30/11/2013 à 00:17 par jojo-musik Tags : femmes merci moi bonne background belle mort travail musique message nuit you humour voiture

(USA, 1990)

1. Streets of New York
2. Wanted: Dead or Alive
3. Money in the Bank
4. Bad to the Bone
5. Talk Like Sex
6. Play It Again, Polo - Big Daddy KaneBiz Markie
7. Erase Racism
8. Kool Is Back
9. Play It Kool
10. Death Wish
11. Jive Talk
12. Polo Club
13. Rikers Island

Les lumières de la ville percent la nuit comme des phares dans le brouillard. Dehors, le vent hurle et gifle les imprudents qui arpentent les rues. Ce qui n'arrêtera pas les deux silhouettes encapuchonnées qui 
approchent du bar où je me trouve. Je dépose ma boisson sur le comptoir, les suivant des yeux car les ayant déjà reconnus.
Dehors, des filets de brume sortent des caniveaux, ajoutant à l'atmosphère qui baigne la ville.
Kool G Rap & DJ Polo, vêtus de longs anoraks épais et bonnets sur la tête, viennent d'entrer dans le bar. 
Toutes les têtes se tournent, comme dans un mauvais western. Polo se dévêt et s'installe à une table au centre. Le MC s'approche du comptoir, prêt de moi, si prêt que je pourrais toucher son large pull noir si je
tendais la main.
-Deux mousses, chef, dit-il de sa voix reconnaissable entre mille.
Il glisse un œil vers moi. Il sait qui je suis. Il sait que je chronique ses œuvres. D'un mouvement de tête, il me fait signe. Je répond pareil, la bouche sèche.
L'imposant rappeur prend sa commande et rejoint son acolyte.
Il s'installe alors que plusieurs mecs se sont rapprochés, alors je fais de même. Il prend une gorgée de sa bière et se laisse aller sur sa chaise.
Ce soir, c'est le grand show. Je suis au bon endroit, à la bonne place.

"Streets of New York".
Il jette un œil par la vitrine du bar qui laisse paraître la rue plongée dans la nuit. Derrière nous, quelques mecs s'installent pour l'accompagner musicalement.
Quelques notes de saxophone suffisent à inspirer le MC. Et c'est partit. D'un vocabulaire riche et imagé, il nous fait voyager à travers la ville, à travers les âmes qui la font vivre. En quelques phrases, il dresse 
des portraits, pas forcement glorieux:

"Another man got his clothes in a sack
Cause he spent every dime of his rent playing blackjack
And there's the poor little sister
She has a little baby daughter
Named Sonya and Sonya has pneumonia
So why's her mother in a club unzipped though?
Yo that's her job, Sonya's mommy is a bar stripper"


On s'y croit. C'est immersif, puissant. J'hume presque le parfum de la détresse à travers ses rimes.

"Look behind you when you walk
That's how it is in the streets of New York"



Ok, je retiendrai la leçon. Une voiture de flic passe soudain, toutes sirènes allumées, me faisant sursauter. Pas de soucis, G allait justement en parler.

Wanted Dead Or Alive"

Voilà, le morceau éponyme de l'album du même nom. Une haletante poursuite en caisse flics/thugs, sur un rythme effréné et crépitements de talkie walkie. Comme toujours, le talent narratif de G Rap m'emmène 
loin, très loin, recroquevillé sur la banquette arrière de sa voiture. Il est au volant, Polo à la place du mort. Derrière nous, les flics. Je rentre instinctivement ma tête dans me épaules lorsqu'un coup de feu fait 
exploser la plage arrière.. Avant de revenir à la réalité, dans la chaleur du bar. Les auditeurs se marrent en me regardant. Gêné, je reprend ma place et écoute G qui assène ses dernières rimes; tout en faisant 
tomber les éclats de verre fictifs de mon sweat..

"Money In The Bank"

S'ils étaient pourchassés, il y avait une raison. Il est temps de déposer des gros sacs imprimés de dollars à la banque. G, Large Pro, Polo, Ant Live et Freddie Foxxx se succèdent au guichet, déposant leur sac et 
faisant un petit couplet chacun à la guichetière complétement hallucinée. 

"Bad to the Bone"

Nouvel exercice fort plaisant du MC sur un beat soigné, une nouvelle occasion d'admirer la technique du rappeur, qui s'adapte à tout les rythmes et toutes les occasions. Une plume toujours aussi agile et souple.

"Talk Like Sex".
La porte du bar s'ouvre et deux charmantes latinas entrent, cherchant de la chaleur et de la compagnie. Et Waou, c'est vrai qu'elles sont plutôt sublimes. Mais aucun de nous ne fera rien, elles ont déjà arrêter leur 
choix sur deux cocas et sur G Rap. Il le sait, et, d'un clin d'œil, entame la 5e piste de l'opus.
Avec un humour à toute épreuve et sur un beat très rythmé, il nous compte ses exploits en dessous la ceinture avec drôlerie et talent.
"That's why -
Chicks are on my dick like a human shish kebab

Only nineteen and over permitted,
no matter how much young girls wanna be with it,
You ain't ready for the bed,
you still got a pussy like Isaac Hayes' head,
Come back in five years,
when ya grow some hairs and when ya started drinkin' beers"


Les sourires sont nombreux à l'écoute de ce titre. oui, il fut une époque ou on parlait de sexe et de femmes sans tomber dans la vulgarité et la "biatch, suck it" attitude..
D'ailleurs, il a fait mouche. Les deux bombes lui glissent leur numéros de téléphone dans la poche avant de partir...

 "Play it again Polo" Un excellent beat bien trouvé vient accompagner la diction vive et l'écriture toujours aussi travaillée du MC. Rythmé, on sent le travail derrière les phrases et les textes de G.

"Erase Racism" On frôle l'incident lorsque deux mecs au looks patibulaires  se lèvent en faisant claquer leur verres, tenant des propos racistes. "Pas moyen de boire tranquille dans ce bar !" Mon sang se glace en imaginant déjà l'empoignade qui va suivre. Surtout que le clan de G vient de se renforcer avec Big Daddy Kane et Bizmarkie. Mais rien ne se passe. Au lieu de répondre à la provocation, G entame un couplet lent sur le rythme posé des musiciens. Des rhymes naïves mais puissantes viennent enfoncer son message.

"So let's form a rainbow over the mountain And let's drink from the same water fountain Let's make our Earth Day a story of people that walk through the same territories Color or creed, is no need for a man to bleed"

Big Daddy Kane en rajoute une couche avec le même talent. Bizmarkie clôt le sujet en ajoutant:"To the black and the white The red and the yellow To all the nationalities I'd like to say hello And I hope they stop racism and it's comin from our hearts Me, Kool G Rap, Polo, Big Daddy Kane, Cool V, and of course The Diabolical Bizmarkie I hope ya stop racism Peace!"

Cela aura suffit aux deux zouaves pour quitter le bar les yeux baissés. Je suis admiratif. G se rassoit en souriant et termine son verre. Quel présence, quelle verve, quel talent! J'en reviens pas.

"Kool Is Back". Un titre puissant qui porte bien son nom. G lâche un long, très long couplet bourré de punchlines comme d'habitude, formidablement écrit et formidablement rappé. Puissance, rage, ce mec à une dalle pas possible. Faudrait d'ailleurs faire écouter ce genre de titre à la nouvelle génération ( j'ai pas de griefs contre elle, je trouve juste dommage qu'on acclame un rappeur x ou y qui tient un couplet pendant une minute en s'écriant, les yeux brillants : " Waou t'a vu, il rappe une minute non stop, c'est le plus balèze.") Il fut un temps ou les Rappeurs défonçaient des couplets de trois ou quatre minutes sans pause. Cela provoquerait sans doutes quelques arrêts cardiaques... Les scracths de Polo achèvent de faire du titre une dynamite.

 

"Play it kool". Plus lent, plus posé mais tout aussi redoutable, La 9e track du cd défonce tout autant. La plume du MC semble éternelle et invincible. Aucune redite, aucun épuisement, toujours de nouvelles surprises sur trois gros couplets. "to be like G, this is the number one rule Play it Kool"

"Death Wish". 10e piste. Beat redoutable, menaçant. G est là, présent, avec son écriture unique, mêlant métaphores, images, humour et rimes fracassantes. Et il n'est jamais fatigué!

"Live Talk" et son beat évoquant les claquettes ( vraiment réussit!) et une nouvelle grosse perf du rappeur. Il s'adapte au beat, l'adopte, le martèle. Sa voix et le son se marient pour un cocktail rapologique détonnant. La foule est conquise, et moi avec, c'est le moins que l'on puisse dire. Le bar est en effervescence.

"The Polo Club" met en valeur le DJ du duo. G en profite pour se rafraîchir au bar. J'écoute poliment. C'est entrainant mais comme pour leur premier attentat sur cd, ce n'est pas vraiment une track que je me passe tout les jours. Je rejoins le MC. Il descend son soda et me jette un regard en souriant.

-Alors, gamin, ça te plait? Content du spectacle?

-Bah.. Oui.. balbutiais-je, intimidé.

Cinquantes minutes de Old Schoolen live avec G Rap, qui n'en reverrait pas?" Il rit et rejoint sa table. C'est bientôt l'heure de fermeture du bar, déjà! Le patron fait un signe aux musiciens qui acquiescent. On va conclure en beauté.

"Rikers Island" à un formidable beat qui martèle, qui assomme, G Rap semble plus jeune dans sa perf, mais toujours la même dalle. Une légende, vous ais-je dit.

 

-Hé! Tu es sourd?" J'enlève soudain les écouteurs de mon mp3. Le patron du café me montre l'heure. -Tu es dans la rêverie depuis une heure.. On ferme." Je m'étire en déposant un billet de cinq euros sur la table. Quelle belle rêverie.. Je gagne la rue ensoleillée d'Aout et me met à marcher, sans but précis. Mieux produit, plus diversifié, cet opus est une vraie bombe. Il ne faut pas que ce genre de disque tombe dans l'oubli.

La Old School ne doit pas rester dans le passé. Quoi qu'il en soit, c'est grâce à des MC comme G Rap que j'aime le rap, le hip hop.. En vérité, la musique en général.

Alors merci! 10/10

Kool G Rap & DJ Polo - Road To The Riches

Publié le 30/11/2013 à 00:11 par jojo-musik Tags : bonne chez amour background annonce musique sourire texte you bande cheval air

( US, 1989)

C'était l'époque où je cherchais du neuf. Fatigué d'entendre Fifty, fatigué des mêmes hits sur les mêmes radios, fatigué de chercher ce que je ne trouvais pas.
C'était pendant l'été 2004 et je zonais a la fnac pendant un week end comme les autres, un billet de 20e en poche. Les jaquettes défilaient sous mon regard, mes doigts prenaient puis reposaient, déçus avant même d'avoir entendu la moindre note de musique.
Tiens.. Kool G Rap & DJ Polo. Deux albums pour le prix d'un. "Road to the riches" & " Wantead Dead or Alive". Je m'empare du double disque, fouillant ma mémoire. Sur l'une de mes nombreuses expéditions sur OHHLA.com, j'avais fait un arrêt sur ces deux mecs. Old School.
J'avais entendu dire du bien de ces deux comparses, alors pourquoi pas.. Mon choix est arrêté, je vais en caisse et paie. Comme bien souvent, je déballe le disque sur le quai du RER, ignorant les cris et rires hystériques de la bande de jeunes à quelques mètres et slalomant entre les canettes vides et les gens bizarres..
J'enfourne le disque dans mon discman, le visse dans la poche intérieure de ma veste et appuie sur play (sans oublier de le verrouiller pour ne pas zapper de chanson au moindre choc). Le train arrive, j'ai le temps de m'installer. Et tant mieux, a vrai dire.


Le démarrage du train accompagne la première piste "Road To The Riches". La boucle de piano sera d'ailleurs samplée par Nas sur son "Street's Disciple". G Rap & Polo introduisent le disque et les couplets de du MC viennent se déverser dans mes oreilles. Il a un cheveu sur la langue, mais franchement, ça fait sa différence. Sa diction est claire et précise et ses rimes, riches et recherchées. Un bon flow solide posé sur une mélodie agréable et qui annonce du très très bon. Un premier titre vraiment puissant, qui rentre dans la tête. D'ailleurs, je pianote des doigts sur mon genou les notes envoûtantes de piano.

It's a Demo". 2e piste. Beat original et simple à la fois, des scratchs, du genre qui va accompagner une bonne perf du MC. Et c'est le cas. Débutant par de petits couplets, G monte en puissance tout au long de la chanson. Son phrasé est remarquable, l'écriture travaillée, et ça fait du bien. C'est old school et puissant.

"Men at work". Rien qu'au tout début du titre, au beat, je sens que ça va être lourd de chez lourd. Et c'est le moins que l'on puisse dire. Avec une pêche d'enfer, G Rap lâche un couplet de deux minute trente bourré de punchlines et phases de folie:
I'm alone but my tone is a sharp tune Developing pictures in your brain like a darkroom Rappers are captured and tortured with rapture In 3-D is a G coming at you All types of words I write, put in flight Rappers evaporate to vapor, I drop science on paper And then build a skyscraper When I die, scientists will preserve my brain Donate it to science to answer the unexplained But as long as I inhale and exhale I challenge the next female or the next male

Et il enchaine dans un déferlement d'une rare puissance. Tellement que je ré écoute la chanson sur le champ pour être sûr de ne pas avoir rêvé. Mais non. Une des plus grosses claque rap que je me suis pris avec ce titre.



Plus apaisant, mais tout aussi puissant, " Truly Yours" au rythme posé et tranquille, est tout aussi bien écrit et de nombreuses phases prêtes à sourire. G Rap joue avec les mots, les marie entre eux avec une facilité incroyable
. "Cars", la 5e piste, proposera le texte le moins long du MC, une bouffé d'air frais reposante, ou l'on navigue au volant d'une caisse puissante, draguant les filles et narguant les flics, le tout sur un beat vraiment original, mi électronique mi planant...

"Trilogy of terror " au beat évoquant les plaines de l'ouest et les cow boys (pour peu, on imaginerait G Rap rappant installé sur un cheval, revolvers au ceinturon et chapeau sur le crâne) et aux rhymes toujours efficaces:Listen I'm like a seed from a demon, a blessing from an angel Way more mysterious than Bermuda's Triangle

"She loves Me, She Loves me not" repose, on en a besoin après les six gifles qu'on vient d'encaisser. Pour le peu, j'en rate presque ma station.Je descend et chope un bus presque vide, les écouteurs vissés sur les oreilles, toujours pendu aux lèvres du MC. Il nous parle d'amour, et le fait avec classe et toujours une plume alerte et affutée.
La 8e piste mettra en avant les talents de DJ POLO. Bien, mais pas ma tasse de thé. J'écoute poliment et me régale de savourer le 9e missile de l'opus.

"Rhymes I Express" sur un beat plus synthétique valorise les rhymes d'un G Rap toujours aussi affamé, aussi talentueux. J'aime. J'ai envie de balancer ma tête de droite à gauche mais je me retiens. On est dans le bus, quand même!
"Poison" la 1Oe et avant dernière track est une nouvelle cartouche dans le barillet du rappeur. Un beat puissant et saccadé accompagné d'une sirène stridente par moment, martelé par la verve et la dalle du rappeur. Hélas, toute bonne chose à une fin.
"Butcher Stop" sera l'élément final de l'album. L'occasion de savourer une nouvelle fois l'imagination, la technique et le talent de Kool G Rap. 

Un premier classique. La touche "replay" pressée un nombre incalculable de fois. 

Une bonne grosse baffe dans la tronche. 

Scylla - Abysses

Publié le 29/11/2013 à 23:59 par jojo-musik Tags : musique moi france

(France, 18 Fevrier 2013)

1. Abysses

2. Second souffle

3. J'réclame

4. Répondez-moi

5. Tout a un sens

6. Rien à remplacer

7. Le salaire de la peur

8. Plume originelle

9. Erreurs génétiques - Scylla Feat Furax Barbarossa

10. Langage de signes

11. Coupable - Scylla Feat R.E.d.K. et Tunisiano

12. La logique d'une contradiction

13. Abyssal musique

14. La sagesse d'un fou - Scylla Feat Saké

15. Douleurs muettes

Du très bon cet album, aussi bien du côté des prods que de la qualité de l'écriture/interpretation de Scylla... De très bon morceaux, bien écrits, des lignes à retenir... Grosse sortie rap fr 2013.


 

Pepso Stavinsky - Voir La Lune

Publié le 29/11/2013 à 23:53 par jojo-musik Tags : background france vie belle

(France, 2013)

01. Comme Un Lundi 
02. Helsinki 
03. Hirondelles
04. L'aperitif 
05. Les Gens Ne Savent Pas 
06. Melocoton feat. Oracy 
07. Sous Mon Lampadaire feat. DJ Sleem
08. Annees Lycee feat. DJ Sleem 
09. Cigales Feignantes feat. Safirius & DJ Sleem
10. Un Verre De Vin Et Une Cigarette 
11. Voir La Lune feat. Marie Lemarchand 
12. Zizi Plastique feat. DJ Sleem & Mr Lul

J'me suis passé ce projet en allant taffer et en revenant, c'est du très bon!

C'est frais, bien écrit, et même si les instrus sonnent pas tout a fait HH, le mec à une trés belle plumme, loin des clichés rues-flics-deals; il compte plutôt la vie qu'il mène avec une pointe de mélancolie et de désinvolture.

 

Des couplets sont vraiment bien écrits; comme ceux de Les gens ne savent pas, ou il parle du fait qu'il sait pertinament qu'il ne percera jamais dans le rap, et qu'il en est parfois amér & jaloux.

Mélocoton  et Années Lycée sont excellentes aussi. Un projet bien homogène et fort agréable à l'écoute, que j'acheterai en physique pour supporter Pepso!

 

K-Rino - The Maven

Publié le 29/11/2013 à 23:47 par jojo-musik Tags : chez image love

(Houston, 2013)

1. The Maven
2. Im Not
3. Imperect
4. What U Dont Say
5. Flow Session #5
6. Letter To The Law
7. Obstacles
8. Multi-Reflex
9. Tower Of Sadness
10. Yall Can Have That
11. Twisted Graphics
12. Crhyme Scene
13. I Just Wanna Know
14. Gone Away
15. No Stress
16. Maniacal Manifesto
17. Struggle Addiction

 

C'est impressionnant de voir avec auatnt d'années de carrière (depuis 1989) et plus de 25 albums à son actif, il reste toujours aussi insipiré.

Rien que le 1er morceau The Moves long de plus de 7min déchire tout ce qui est sortit depuis le début de l'année (pas bien dur en même temps). I'm not parle de tout ce que k n'a jamais dit ou fait:jouer un rôle de fake gangsta pour son image, fait de sextapes ou autre, et dénonce les attitudes fausses des rappeurs en général.

What U don't say m'a tué: un concept simple, quasi enfantin: ce que l'on pense vraiment mais que l'on ne dit pas ( on croise untel dans la rue et on pense "oh non viens pas par là" mais on dit "salut!"). Ce que j'aime chez K c'est ça: il rappe sur n'importe quel sujet, il est super varié, c'est impressionant avec quelle facilité il s'approprie une situation du quotidien pour en faire une track.

Letter to the law est énorme aussi: ironique, pleine de second degré et de reflexion sur l'image de la police, remarquablement écrite et rappée bien sûr.

Love song avec Gone away: beaucoup d'émotions, une plume comme toujours aussi douée pour faire partagé les émotions sur une instru nostalgique au piano du plein bel effet.

Tower of Sadness fait son effet aussi, avec ses chants religieux qui s'intégre bien à une instru un peu mystique. No Stress: soyiez vous-même, ne laissez pas les autres dicter votre comportement, ne changez pas pour quelqu'un, c'est la leçon de cette chanson.Chryme Scene sone un chouia Horrorcore avec son instru angoissante et sombre.

Bref, j'ai détaillé ici mes sons favoris mais aucun n'est à jeter. 17 chansons, aucun featuring, une plumme magnifique, c'est super fluide à l'oreille. Bon, parfois, ça pourrait être mieux produit (Yall can have that :unsure:) mais je chipote.

Bref, K-Rino est un monstre de productivité/talent et le prouve une fois de plus avec The Maven, son énième album.

10/10.

K-Rino - Book Number 7

(Houston, 17 Avril 2007)

1. Book Number 7 Intro (1)
2. Raised In The Dead End (2)
3. Amnesia (3)
4. Pain And Betrayal (4)
5. No Let Up (5)
6. Wrong Thang (6)
7. Everyday (7)
8. Takeover (8)
9. Me You Dont See (9)
10. Look Around You See All (10)
11. Overkill (11)
12. Tired (12)
13. Aint It Funny (13)
14. Come on Down (14)
15. Imagination (15)
16. Line for Line  (16)

17. Mulitples choices murderers (17)

 

C’est en fouillant dans un vieux grenier que j’lai trouvé. Derrière une malle, enveloppé dans un chiffon si poussiéreux que je n’ai pas pu m’empêcher d’éternuer pendant au moins cinq minutes. Un livre pas vraiment épais, sans inscription aucune au verso, juste la photo d’un mec que je ne connaissais pas. Au recto, comme gravé dans la couverture noire, un titre «  Book Number seven ».

Mon instinct m’a soufflé de ne pas l’ouvrir, mais curieux de nature et malgré les avertissements de mon pote monté avec moi ce jour-là, je l’ouvris.

Je vis que l’ouvrage était découpé en 17 chapitres ; mais n’eut pas le temps d’en voir plus : une explosion de lumière et un tourbillon de vent se soulevèrent dans le vieux grenier, m’envoyant valser en arrière. Un longue silhouette fantomatique sortit alors du livre en baillant et en s’étirant, et malgré ma terreur je reconnu l’homme au verso du livre.

Tel un génie sortit de sa lampe, il se dressa au-dessus de moi, entendant confusément qu’il me remerciait de l’avoir libérer.

Une musique se mit alors à résonner dans le grenier, me faisant vibrer tout le corps, jusqu’à la mâchoire. Le « génie » se mit alors à rapper à toute allure, balançant un égo trip sur la musique. Je n’arrivais pas à avoir peur, j’étais plutôt fasciné par le spectacle. Mon pote lui, s’était évanoui en se pissant dessus.

-Ce n’est que l’intro (1), me dit le génie-rappeur avec un clin d’œil. Viens avec moi. »

Je vois sa longue main maigre, qu’il me tend. Est-ce que je m’en empare ? Mais ou veut-il m’emmener ? Sans me poser plus de question, je la saisis.

Et moins d’une seconde plus tard, nous n’étions plus dans mon grenier dans survolant un quartier que je ne connaissais pas. Nous étions dans les airs, oui ! Mais je n’avais pas le vertige, je survolais le toit des bâtiments et d’un parc. Je vis un panneau «  South Park ».

Le génie rappait, volant à côté de moi, sur une instru avec quelques relents westcoast. Il me raconte son quartier, comment on y vit et comment les choses se passent, et quel genre de personnes on croise.(2)

Puis tout s’envole et je me retrouve dans une chambre d’hôpital. Il est allongé, la tête bandé, dévisageant sans comprendre une femme qu’il ne reconnait pas. Il rappe qu’il souffre d’amnésie, qu’il ne reconnait rien, ni même les mots. La musique qui se joue dans ma tête est douce, presque mélancolique, et son refrain chantonné n’arrange pas mon humeur qui devient vite triste. Une chanson magnifique, avec une conclusion originale.(3)

Qu’est-ce que la souffrance et la trahison ? me demande-t-il alors qu’on survole l’hôpital.

-Je…

-J’vais t’expliquer, petit. »

Et ce qu’il fait, définissant tant et si bien par les images et situations qu’il m’expose à travers ses paroles, intenses et recherchés que je me sens mal.(4)

Le « génie » voit que je me sens mal, alors il change de thème et m’explique qui il est : un enculé de tueur au micro, le plus dangereux que j’ai pu entendre sur une chanson. Et à travers trois couplets assassins déposés sur une instru menaçante quoi qu’un peu raté à mon goût (en me gardant bien de lui dire) il me le prouve.

I hate doing second verses, after one what's left
The first one usually be so hard, I'm scared to follow myself

J’en reste bouche bée, d’une telle maitrise du langage et de la possession du mic(5). Avec la chanson suivante il évoque la situation des noirs face à la police et la manière dont ils sont traités parfois ; et m’évoque aussi la situation des soldats envoyés en Iraq. Il a l’air bien en colère, alors j’en perds pas une miette en comprenant bien que l’injustice il n’aime pas ça.(6)

 

Puis on atterrit dans une place lumineuse, ou le soleil resplendit La belle voix suave d’un chanteur entonne un refrain et le génie se met à m’évoquer la chance qu’on a d’être en vie, la beauté de la vie en général, avec tant de talent que je me surprends à me dire qu’effectivement, tout peux s’arrêter du jour au lendemain. Chaque jour et un beau jour, et je me jure d’en profiter à fond après tout ce délire si je suis encore vivant.(7)

Soudain, tout se bouscule, et je vois une silhouette se faufiler vers nous à toute vitesse. Reculant prestement, je vis un homme venir vers le génie et le « check ». Les 2 se partagent alors un micro qui finit en miette en quelques minutes, sur une mélodie dantesque et presque une invitation au combat.

Je suis moi-même empli d’adrénaline et si ‘j’osais, je leur demanderais le mic pour cracher quelques mesures moi aussi. Même les immeubles autour de nous en tremblent !

Un gros égo trip qui résonne encore dans mes oreilles, et l’invité s’éclipse.

-Good to see You, Nip ! le salue le “genie”.(8)

Il s’étire et me regarde.

-On continue ? T’es du genre à finir un livre d’un coup ? On arrive au chapitre neuf.

-Je.. Je…

-Ouais, je vois. Allez viens petit. »

On décolle de nouveau.

-On à tous un jardin secret, hein petit ?

-Oui, oui… »

Il m’évoque alors le « moi » qu’on garde caché. Les émotions qu’on contient, les regrets et les pensées intimes. J’en ai un sacré paquet, en effet. Nous survolons toujours, au hasard.(9)

-Regarde autour de toi. Regarde le monde. »

C’est le thème de la prochaine chanson. Il me parle des gens qui nous entoure, leurs habitudes, tout ce qu’on ne soupçonne pas. Tout ce qu’on peut apprendre des autres, aussi.(10)

Viens alors de sa part, comme pour se détendre après tout ce temps enfermé dans le livre numéro 7 ; un long égotrip impressionnant en rimes internes et multi syllabiques. Un exercice monstrueux qu’il maitrise super bien.(11)

Puis on se retrouve dans une maison. Une belle maison calme. Je le vois, avec une magnifique femme aux formes généreuses.

-C’était le bon temps, me souffle-t-il à l’oreille. Je jouais avec le feu. »

Un petit rire nostalgique accompagne sa confidence, puis me racontant une histoire en rappant, il me dit comment il jonglait entre deux femmes et comment ça lui est retombé dessus. Serait-ce pour ça qu’il s’est retrouvé enfermé dans un livre ? Je n’ose pas lui poser la question.(12)

-C’est jamais bon, de mentir. »

Sur cette conclusion, on s’éloigne. Une musique lente et menaçante s’infiltre dans mon crâne.

-C’est pas marrant. »

Il me regarde d’un air grave.

-Je veux dire, jouer avec les gens, ce n’est pas pas marrant. Mentir, manipuler les émotions.

-J’suis d’accord. »

Il m’expose alors à travers trois couplets ce qu’il en pense, et m’évoque le cas de femmes à qui l’on ment, à qui l’on promet la lune.(13)

Un dénommé Charlie Boy se joint au génie pour la chanson suivante ; un égotrip de plus(14). Je commence à me demander quand on va retourner au grenier. Non pas que j’ai peur, mais je vous assure que voyager dans les airs avec un génie comme guide, c’est spécial.

Une voix de femme transperce les airs et nous berce gentiment, nous demandant d’imaginer. Et c’est ce que le « génie » fait, me décrivant plusieurs situations à travers un 42 mesures, très immersif dans ses paroles. Je vois littéralement tout ce qu’il me dit. Chaque personnage est formé dans l’imagination de celui qui le précède, c’est très bien fait.(15)

La musique redevient sombre, menaçante ; amis je m’aperçois alors, mi soulagé mi déçu, qu’on est revenu au-dessus du toit de ma maison. C’est donc presque fini.

-Marche doucement derrière moi. C’est dangereux. Ne franchis surtout pas la ligne. »

Apeuré, je le suis, presque collé à ses baskets. Ligne par ligne à travers 3 couplets, il s’enflamme dans un égo trip fort bien écrit. Il déverse le tout sur l’instru, en faisant un véritable cocktail Molotov prêt à me péter a la gueule. Enorme.(16)

-Voilà quelques amis, me fit-il en souriant.

Je vis alors d’énormes silhouettes se dessiner dans le ciel. Des rappeurs transperçant le ciel à travers les nuages, et se jetant un mic énorme entre eux. Ils sont gigantesque, et pour les regarder je dois lever la tête comme pas possible, j‘ai vite mal au cou. Mais je savoure, bien que tous ne soit pas au même niveau.(17)

Le génie me regarde avec un sourire, et soudain une fumée épaisse se met à envahir le ciel, me bouchant la vue alors que les gigantesques silhouettes des rappeurs s‘évaporent.

-N’oublie pas petit ! me lance le génie, alors qu’il s’évapore lui aussi. Je m’appelle K-Rino. Et je répondrais présent dès que tu voudrais écouter du vrai rap. »

Puis ce fut les ténèbres.

-Jo ? T’es dans la Lune ? »

Mon pote m’appelle depuis bien cinq minutes. J’ai les yeux rivés sur le livre que je viens de découvrir, ce mystérieux ouvrage appelé «  Book Number 7 ». Mais est ce que je viens de tout imaginer ? Rien ne s’est passé ?

J’éternue à cause de la poussière.

-On redescend où quoi ?

-Vas-y, j’arrive. »

Il hausse les épaules et descend. Je fixe le livre, et le retourne. K-Rino, au verso, m’observe. Je suis sans doute fatigué, mais je pourrais jurer qu’il vient de me faire un clin d’œil.

Je repose le livre par terre et l’enveloppe dans un chiffon. Je ne suis pas certain de ce que je viens de vivre, mais une chose est sûre : réel ou pas, c’était génial.

Je refermai la porte du grenier derrière moi et me précipitai pour faire des recherches sur internet sur ce fameux livre. En moins de dix minutes j’appris qu’il était recherché par des collectionneurs du monde entier. Et bien fuck. Je l’avais, et je comptais bien l’ouvrir encore une fois.

K-Rino - Worst rapper Alive

Publié le 29/11/2013 à 23:37 par jojo-musik Tags : vie monde homme bonne belle you humour moi amour fond background annonce texte argent love

(Houston, 18 Octobre 2005)

1. Intro Flow 
2. Break It Down 
3. Aggression 
4. Ups and Downs 
5. Man in the Mask 
6. Who Am I 
7. Who Are You 
8. No Love 
9. Bad Bizness 
10. Must Wanna Die 
11. Underground 
12. Three Gods 
13. What If 
14. Loaded See 
15. Stay out Mine 
16. Worst Rapper Alive 
17. Anotha Rhyme

 

18. Hand Cuff

 

Worst Rapper Alive est le 7e album de K-Rino.

S’ouvrant sur une « intro » dantesque, avec en début une voix féminine nous avertissant d’un ouragan rapologique prêt à traverser Houston et tous les autres coins du monde.  Sur une instru sombre et menaçante, K se présente une énième fois et prouve en un verse sa supériorité sur le monde du HH grâce à ses lyrics faits de battle rap et d’égotrip.

On poursuit avec le créatif Break It Down où K fait un exercice de style, certes déjà vu mais très bien maitrisé : Il va définir chaque lettre qui compose un mot comme Death, Time, Nigga, etc… C’est un morceau très plaisant à l’écoute d’autant que l’instru s’associe très bien avec le texte.

Le court et nerveux « Agression » en feat avec KB donne la pêche ; puis on passe au smooth avec Up and Downs dans lequel K-rino nous parle de la vie en général, sujet qu’il a déjà évoqué au court de ses précédents albums mais grâce à son vocabulaire riche, ça n’apparait pas comme redondant.

Passons à la pépite de l’album : « The Man in The Mask ». Storytelling au relent d’horrorcore sur une instru effrayante et minimaliste dans lequel K est traqué par un mystérieux homme qui le poursuit partout. C’est vraiment très bien décrit et quelques lines sont ultra immersive :

” I jumped in the ride and burnt off, doing my best to run
Passed at least 11 bus-stops and he was standing at every one
Saw him in my rear-view mirror, thought my sanity's trying to pimp me
Cause there wasn't no cars behind me and my backseat was empty”

ou encore:

I took off running full speed, as fast as I can go
But no matter how fast I ran, he was right behind my walking slow (like Jason)"

Qui n'a jamais fait ce cauchemar où il est incapable de fuir face à une silhouette qui le suit partout, sans pouvoir le semer? La fin de la track est excellente et très bien trouvée.

Who I Am est une track introspective où le MC s'interroge sur lui-même, ses croyances et convictions; puis on enchaine avec Who Are You comme track écho: qui est tu toi? Le pimp ou la salope? Le loyal ou la balance? etc...

Une instru un peu angoissante et pas d'amour sur No Lovepamphlet sur les rappeurs médiocres et éphèmenres sur lequel il n'aura aucune pitié! 

Bad Bizness continue sur le thême de la médiocrité de certains rappeurs au mic ( la line d'ouverture est énorme: I'm tired of boys jumped on the game like the've invited); Must Wanna Die et ses choeurs en background donne du cachet à un morceau évoquant la manière sans pitié dont K elimine ses ennemis: sont-ils suicidaires pour se frotter à lui? Un égotrip bien écrit, toujours avec beaucoup de métaphores dans les lyrics et d'images.

Undergrounds est un égotrip dans lequel K nous parle de son talent, de sa volonté à rester Underground" comme un cadavre dans un cimetierre". 

Three Gods à une instru très belle, et évoque les 3 dieux dominant les hommes: L'argent et ce que tous sont prêts à faire pour l'obtenir; la drogue & enfin le sexe. Une classic track de part son écriture et l'intelligence de ses lyrics et les questions que K soulève.

What If , magnifiquement produit est pour moi la 3e classic track de l'opus avec "Man in the Mask" et le titre du dessus. Que ferions nous si nous pouvions revenir en arrière dans le temps? Corriger nos erreurs? 

Loaded et son violon menaçant annonce un violent egotrip à la gloire du SPC: rechargé à fond, K crache le feu au mic. 

Quelques notes de piano pour Stay Out Mine sonne comme un avertissement à l'encontre des grandes gueules qui parlent trop. Arrive la track éponyme sur une instru pas terrible dans lequel K spitte un nouvel egotrip, démontrant pourquoi il est le "Worst Rapper Alive."

Anotha Rhyme j'aime bien l'instru et le texte est bon, mais on reste dans le battle/egotrip de fin d'album.Hand Cuffin parle des mecs qui s'inventent une vie pour briller en groupe, plein d'humour et bien écrfit, une bonne track qui cloture un album excellent.

3 classics tracks, un seul storytelling (dommage quand on sait à quel point il y excelle), bien produit et diversifié, encore un album indispensable du roi de Houston.

K-Rino - The Hit List

Publié le 29/11/2013 à 23:33 par jojo-musik Tags : you vie monde homme bonne chez amis belle mort femmes humour

(Houston, 12 Octobre 2004)

1. Intro 
2. Homeboys 
3. Lyrical Grind ft Z-Ro
4. Doin' Bad 
5. Free 
6. Street Corner Flows 
7. Candy 
8. Heaven on Earth (H.O.E.) 
9. Peace Thru War 
10. Hitt List 
11. Talk Show 
12. Buss One 
13. How You Wanna Handle This 
14. Still 
15. Driving Away 
16. Follow Me

 

17. Last Days

 

11 ans après son 1er Lp sort "The Hit List", le 6e solo de K-Rino. Après des dificultés et des beefs avec son ancien label , il s'est ressaisit pour nous offrir un album complet et très bien produit.

Un son en groupe pour ouvrir le bal sur une instru conquérante; un " Homeboys" beaucoup plus smooth avec pour thème les amis sur qui on peut compter dans la vie et leur fidelité, leur intentions sincères ou non. C'est trés bien écrit et quelques  questions dans les lyrics sont bien tournées.

"Lyrical Grind" est la 3e piste et le hook est on ne peux plus original: un subtil détournement de "We are the world"! 
Bien trouvé et ça s'intégre parfaitement au son, Z-Ro est en feat et les 2 mc's ont une bonne complémentarité au mic.

"Doin' Bad" traite de la volonté de K d'être fort et de tenir le coup dans un monde semé d'embuches. La touche féminine sur la track est très appréciable; d'auatnt que l'instru est trés réussie.

"Free" et c'est partit, 1er storytteling de l'album: K se réveille, la journée est belle.. Oui, mais il est mort! Décrivant avec brio la contradiction qu'il ressent entre le plaisir d'être enfin liberé du stress, peur et des émotions quotidiennes; et celle de la douleur de voir souffrir ses proches et de ne pouvoir leur parler et les rassurer sur la paix qu'il a trouvé dans l'au delà. Une track magnifiquement écrite, avec toujours cette immersion et cette émotion dans les lyrics, cette plumme descriptive qui nous immerge comme peu de mc's savent le faire. Une classique track.

Bref, un début d'album de trés haute tenue.

La suite est tout aussi bonne.

Un peu d'égotrip " Street Corner Flows"; " Candy" est également le 2e story telling de l'opus. 
K et ses potes sont à la recherche de "sucreries" et vont batailler pour les avoir! Humour et second degrésont au rendez vous.

Là où beaucoup de rappeurs appellent les femmes des " Hoes", chez K-Rino ça veut dire " Heaven On Earth". Son dédié aux dames, avec un refrain chanté du meilleur effet.

"Peace Thru War" est le 3e story telling où K est piegé par une lady et se retrouve prit dans une guerre des gangs. Efficace, sur un beat plutôt sombre.

Titre éponyme de l'album en feat avec Gangsta Nip; une instru grave, presque solanelle où les 2 déversent leurs lyrics affutés.

"Talk Show" et "Buss One" sont des égotrips, rien de spécial, ça rappe bien à la gloire du South Park Coallition.

"Still"; il y a des choses dans le ghetto qui ne changeront jamais et K en parle avec brio.

On s'approche de la fin avec "Drivin Away", 4e et dernier story telling de cet album riche en cet exercice de style. Au volant d'une caisse, on suit les péripeties de notre rappeur sur l'asphalte du tié-quar.

"Follow Me" et son vent funèbre est un égotrip de plus, sans aucune vulgarité ou lyrics faciles comme toujours, K démontre à quel point il est intouchable.

Last Days et c'est déjà fini, on se quitte sur une track de bon niveau avec un hook plutôt grave dans l'intonation.

Un retour efficace de notre homme de South Park après un 4e LP mitigé. Du trés bon, de l'excellent et du bon, bien produit et toujours cette imagination, ce talent dans l'écriture qui font de K un rappeur hors du commun:The Hit List porte bien son nom!

K-Rino - K-Rino

Publié le 29/11/2013 à 23:28 par jojo-musik

(Houston, 27 Octobre 1998)

Caught in the Cross (South Park Shit) 5:02

You Ain't Real 3:42

If You's a Ho 3:38

Kill 'Em 4:06

South Park Drama 4:15

Witness 5:12

A-B-C 1:49

Temple of Doom 5:38

Don't Front a Playa 5:28

Caught in the Cross [Remix] 4:36

Lyrical Behavior (feat. Black Indian) 3:53

 

3e album de k-rino sortit il y a 15 ans, un album éponyme de 10 titres + 1 remix.

Nous voilà replongés dans l'univers du South Park, promenés par la voix de K-rino qui nous expose la vie du ghetto
à travers sa plumme immersive et son flow 4x4 qui se marie bien aux prods, ces dernières étant toujours  dans la vibe old school épurée.

L'opus s'ouvre sur une dépeche: South Park est en pleine ébulition, les habitants ont peur...
K débarque comme un affamé sur le son pour décrire le quotidien violent du quartier, toujours aussi descriptif et incisif!

"Witness" est pour moi le titre phare de l'album, un putain de gros story tellng sur une instru tragique.  Dans ce titre, K est témoin d'un meurtre et pour sauver sa vie, va devoir bosser pour le tueur et executer des gens, sous peine de se voir abattre à son tour.
Très imersif, réaliste et biend écrit dans ses sentiments et peurs, une vraie bombe, unmini film!

" A, B, C" est un exercise de style déjà vu, mais agréable. 
K énumère l'alphabet avec une phase pour chaque lettre. Son court et sympa.

"Don't front a playa" est la piste pimp du skeud, un son agréable même si pas transcendant: quelques conseils pour choper  des girls!

"You ain't real" est un titre où K dénonce ici les fausses qu s'invent vie/attitude. Un beat plutot smooth, l'écriture du mc est on obtient un très bon titre.

On à donc ici un 3e album très bon, plus court que les autres toutefois, dommage.

Toujours bien produit, avec storytellings et chansons à theme, sa recete phare.